*En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance* (1)
(...)
Je suis parti aussi, attiré par l'exotisme d'une terre immense, de ses forets et de ses plaines. Pas à 16 ans comme Blaise Cendrars, un peu plus tard... Parce que je voudrais continuer à m'ouvrir au monde, rencontrer de nouveaux visages, voir ce qui se passe à l'autre bout de la Terre... Mais finalement, le bout du Monde je ne m'y suis arreté qu'à mi parcours, avant de rebrousser chemin. Pour en garder un peu pour une prochaine fois, un prochain reve...
Ainsi à mi-chemin du bout du monde, avant de m'en retourner dans ce spectacle roulant, de lumieres et de couleurs, je me suis arreté au lac Baikal. Visiter la "perle de la Sibérie", lieu sacré du chamanisme bouriate, c'est aller à la découverte d'un superlatif sans fond (2): une beauté désertique et paisible. Là bas on y trouve un paysage et des parfums de montagne: bouleaux, melezes, edelweiss, ours et... phoques (sic). Forêts et prairies alternent à perte de vue et de-ci de-là on peut apercevoir un chapelet de maisons en bois, trait d'union entre la nature et la civilisation et donc quelques humains volontairement égarés dans cette nature encore sauvage... Car plus encore que ces paysages grandioses, c'est la gentillesse des gens, leur accueil et les moments passés avec eux (trop courts) qui ont fait de ce voyage une belle expérience.
Puis le rouli du train a remplacé celui du bateau, le rythme cadencé des wagons celui du ronronnement du moteur... Cinq milles kilometres en train d'Irkoutsk à Moscou. L'air du lac et des montagnes s'est confiné dans un compartiment partagé avec deux autres voyageurs. L'espace de trois jours et demi, le temps est rythmé par l'heure du thé, la contemplation, la lecture et surtout les arrets en gare... Véritable redescente sur terre du voyageur vers la "civilisation". Les quais fourmillent ainsi de marchands ambulants qui proposent des produits en tout genre: fruits, légumes, plats cuisinés, boissons, journaux... Puis le train repart et le paysage défile à plus ou moins vive alure derriere des fenetres poussiéreuses. Cela laissent cependant découvrir la lisiere des forets qui bordent la voie, des plaines et des cours d'eau, des isbas aux toits aigus et leur jardins potagers et parfois des promeneur ou travailleurs rentrant chez eux le long des rails.
Enfin l'arrivée à Moscou le soir à l'heure de pointe, est un tourbillon de couleurs, de bruits et d'effluves citadines, parfois triste retour à la réalité, mais les images et les recontres de ces quinze derniers jours entrediendront mes reves des quimze prochains mois...
Pour accompagner le texte:
Dans les Steppes de l'Asie centrale - Borodine
http://www.deezer.com/track/316126
__________________________________
(1) http://fr.wikisource.org/wiki/La_Prose_du_transsib%C3%A9rien_et_de_la_petite_Jeh
anne_de_France
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Ba%C3%AFkal
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance* (1)
(...)
Je suis parti aussi, attiré par l'exotisme d'une terre immense, de ses forets et de ses plaines. Pas à 16 ans comme Blaise Cendrars, un peu plus tard... Parce que je voudrais continuer à m'ouvrir au monde, rencontrer de nouveaux visages, voir ce qui se passe à l'autre bout de la Terre... Mais finalement, le bout du Monde je ne m'y suis arreté qu'à mi parcours, avant de rebrousser chemin. Pour en garder un peu pour une prochaine fois, un prochain reve...
Ainsi à mi-chemin du bout du monde, avant de m'en retourner dans ce spectacle roulant, de lumieres et de couleurs, je me suis arreté au lac Baikal. Visiter la "perle de la Sibérie", lieu sacré du chamanisme bouriate, c'est aller à la découverte d'un superlatif sans fond (2): une beauté désertique et paisible. Là bas on y trouve un paysage et des parfums de montagne: bouleaux, melezes, edelweiss, ours et... phoques (sic). Forêts et prairies alternent à perte de vue et de-ci de-là on peut apercevoir un chapelet de maisons en bois, trait d'union entre la nature et la civilisation et donc quelques humains volontairement égarés dans cette nature encore sauvage... Car plus encore que ces paysages grandioses, c'est la gentillesse des gens, leur accueil et les moments passés avec eux (trop courts) qui ont fait de ce voyage une belle expérience.
Puis le rouli du train a remplacé celui du bateau, le rythme cadencé des wagons celui du ronronnement du moteur... Cinq milles kilometres en train d'Irkoutsk à Moscou. L'air du lac et des montagnes s'est confiné dans un compartiment partagé avec deux autres voyageurs. L'espace de trois jours et demi, le temps est rythmé par l'heure du thé, la contemplation, la lecture et surtout les arrets en gare... Véritable redescente sur terre du voyageur vers la "civilisation". Les quais fourmillent ainsi de marchands ambulants qui proposent des produits en tout genre: fruits, légumes, plats cuisinés, boissons, journaux... Puis le train repart et le paysage défile à plus ou moins vive alure derriere des fenetres poussiéreuses. Cela laissent cependant découvrir la lisiere des forets qui bordent la voie, des plaines et des cours d'eau, des isbas aux toits aigus et leur jardins potagers et parfois des promeneur ou travailleurs rentrant chez eux le long des rails.
Enfin l'arrivée à Moscou le soir à l'heure de pointe, est un tourbillon de couleurs, de bruits et d'effluves citadines, parfois triste retour à la réalité, mais les images et les recontres de ces quinze derniers jours entrediendront mes reves des quimze prochains mois...
Pour accompagner le texte:
Dans les Steppes de l'Asie centrale - Borodine
http://www.deezer.com/track/316126
__________________________________
(1) http://fr.wikisource.org/wiki/La_Prose_du_transsib%C3%A9rien_et_de_la_petite_Jeh
anne_de_France
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Ba%C3%AFkal
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Voici les 8 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
nous avons vu des nerpa (les phoques de la régions) et mangé des omouls fumé...
Ah oui je viens de faire une recherche...
Donc non je n'ai pas rencontré de roussalkas
Ah oui je viens de faire une recherche...
Donc non je n'ai pas rencontré de roussalkas

04/10/08 à 16h53
Vive la nature, les animaux sauvages et les gens simples ayant plus de coeur que ce diable de Poutine et sa mafia...!
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Bon week-end !

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Bon week-end !

désormais, je me demande si ça se fera un jour?? 

merci, petit voyage l'espace de quelques mots.


Faire en sorte que le voyage continue, quelle qu'en soit la forme, tout au long de la vie...Tant de choses à découvrir !!!
même ceux immobiles.
Merci de nous faire partager ces instantanés du vôtre.
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crevette_bleue
publié le 4 oct. 08