Betty est la fille du directeur d'un hôpital psychiatrique. Gamine de douze ans, Betty est la préférée de son père. Petite fille modèle sans être brillante, elle vit avec douceur et insouciance, distance, dans une famille où tout est parfaitement prévu et ordonné: habits, habitudes, scolarité, études, avenir. Un vrai bonheur. Pas de doute, pas de crainte, exceptés les sordides cadeaux d'animaux mutilés que lui font en cachette deux garnements de son âge.
Un jour, l'un des patients, un fou, terme utilisé dans les situations extrêmes s'évade. Betty le trouve et décide de le cacher. Cette complicité faite dans le regard, la douceur, l'innocence, l'inconscience d'une enfant est très touchante. Betty que le psychiatre appelle tendrement son numéro 5 (puisqu'elle est la dernière des cinq filles), apprend à s'affirmer pour rassurer le pauvre fou inquiet, désarmé, déstabilisé, incapable de dialoguer.
Désormais, elle n'est plus Betty mais Elisabeth. Pour lui, grâce à lui, elle ne sera plus la fille du docteur mais Elisabeth. Et tout comme elle perd son numéro et un titre par défaut, il perd son étiquette de malade pour devenir: Yvon. Yvon est doux, appeuré et du haut de ses douze ans, Elisabeth le protège, veille sur lui, comprenant parfois qu'elle ment à son père qui est à sa recherche.
C'est une belle histoire d'une complicité, d'une amitié où la tendresse fait fi des préjugés, des clichés, de la différence, de la souffrance, de la maladie avec une fin pleine de bon sens et de cohérence.
Un jour, l'un des patients, un fou, terme utilisé dans les situations extrêmes s'évade. Betty le trouve et décide de le cacher. Cette complicité faite dans le regard, la douceur, l'innocence, l'inconscience d'une enfant est très touchante. Betty que le psychiatre appelle tendrement son numéro 5 (puisqu'elle est la dernière des cinq filles), apprend à s'affirmer pour rassurer le pauvre fou inquiet, désarmé, déstabilisé, incapable de dialoguer.
Désormais, elle n'est plus Betty mais Elisabeth. Pour lui, grâce à lui, elle ne sera plus la fille du docteur mais Elisabeth. Et tout comme elle perd son numéro et un titre par défaut, il perd son étiquette de malade pour devenir: Yvon. Yvon est doux, appeuré et du haut de ses douze ans, Elisabeth le protège, veille sur lui, comprenant parfois qu'elle ment à son père qui est à sa recherche.
C'est une belle histoire d'une complicité, d'une amitié où la tendresse fait fi des préjugés, des clichés, de la différence, de la souffrance, de la maladie avec une fin pleine de bon sens et de cohérence.
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alba_iulia
publié le 12 oct. 08