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La crise racontée à mon ami mac...
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catégorie : politique / social
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C'est la crise. Mais cela dit, qu'en est-il ? Pour les uns, l'origine en est la dérive du système des prêts immobiliers aux Etats-Unis.Pour les autres, la destruction de l'appareil productif occidental due à la mondialisation et à l'intervention de producteurs aux prix de revient misérables. D'autres "explications" sont avancées, plus ou moins vraisemblables, plus ou moins pertinentes. Personne, pourtant, ne semble constater que la crise est une crise de système et qu'il y a lieu de questionner les principes mêmes à la base de nos comportements. Pour ce faire, revenons aux "fondamentaux" (ce terme tellement à la mode qu'on en oublie la signification) et rappelons-en le contenu :

1. Le progrès des sociétés humaines passe par l'invention et la mise en œuvre de ses résultats. Ce processus est créateur de valeur et cette valeur "ajoutée" permet d'entreprendre, de développer et de maîtriser chaque jour un peu plus toutes les conditions qui font la vie quotidienne.
2. Aujourd'hui, la création de valeurs, s'exprime dans le cadre d'un appareil où des possesseurs de liquidités rencontrent des entrepreneurs. Le système ainsi créé à travers les âges est le capitalisme, d'Etat ou privé, selon l'origine des fonds.
3. Un capitalisme bien géré se décrit alors comme la rencontre permanente de capitaux et de projets. Le mécanisme est simple : grosso modo, des capitaux sont investis, une production s'installe, une distribution prend en charge la répartition des créations auprès du public, les fonds extraits à la suite de ces opérations servent à rémunérer les producteurs, les entrepreneurs et les investisseurs ainsi qu'à renouveler l'investissement, et ainsi de suite.
4. Les intermédiaires traditionnels sont les banquiers et autres opérateurs financiers, le lieu de rencontre est la Bourse.

[Une déviance apparaît lorsque des individus ou des groupes d'individus perdent de vue que l'argent est le moyen de la création de valeur, pas son objectif. Dès lors, ce qui est en jeu n'est plus la création de valeur via la production mais la recherche d'un bénéfice via l'exploitation de la notoriété des entreprises. Le fonctionnement matériel de l'économie devient un jeu dont la réalité est tout à fait aléatoire, le moteur en étant l'espérance de profits sans contrepartie productive. Nous passons alors d'une formule gagnant-gagnant à à un jeu de somme nulle où pour qu'il y ait des gagnants, il est indispensable de réunir des perdants en nombre d'autant plus grand que l'on espère un gain plus élevé. Bref, la bonne fortune de quelques uns repose sur la déconfiture d'un grand nombre. En terme crûs, cela s'appelle un marché spéculatif. Cette arnaque peut tourner tant qu'il;existe des possibilités de liquidation, c'est-à-dire d'éventuels perdants capables de s'engager financièrement en espérant des gains, même à la veille d'une brutale réification de l'irréel : le papier qui valait tant la veille ne vaut plus rien aujourd'hui. L'exemple le plus éclatant en est la faillite historique de Law sous la Régence. Mais il y en eut d'autres depuis, toujours organisés sur le même principe qui consiste à faire une fin d'un moyen.]

Aujourd'hui cette déviation est devenue la règle et le banquier a abandonné son métier pour revêtir les habits d'un négociateur de papier financier détaché du monde productif et de ses règles. Ce changement de fonction a entraîné la transformation de la Bourse. Jusque là lieu de rencontre des capitaux et des projets, elle est devenue un supermarché où s'exposent quotidiennement les papiers financiers dans une ambiance de marketing.

Pour peu, que l'argent manque, c'est la catastrophe. Les perdants potentiels ne peuvent plus rencontrer leurs habituels détrousseurs. En effet, bien que les conditions soient réunies pour de gigantesques bénéfices, les prédateurs professionnels n'ont plus les liquidités nécessaires pour effectuer les mises à mort traditionnelles. Ils se trouvent emportés à leur tour par le tsunami qu'ils ont si largement contribué à créer.

La solution, si c'est encore possible, est d'inventer le moyen moderne de financement des entreprises et déclarer la spéculation "crime contre l'humanité" : c'en est un, en effet, qui précipite toute une planète dans la récession.

L'argent n'est pas une fin, c'est un moyen. Parler de "politique monétaire" est une expression publique d'incompétence : la politique s'adresse aux fins, la gestion des moyens relève de la tactique. Les financiers ne sont pas là institutionnellement pour donner des ordres mais pour en recevoir : c'est leur rôle, leur fonction, leur métier enfin, de mettre à la disposition des entrepreneurs quels qu'ils soient, les moyens nécessaires au développement et au progrès du groupe auquel nous appartenons tous.

Et toute la terminologie en vigueur concourt à brouiller les pistes : parler d'industrie financière, c'est tenter de faire croire à la matérialité des échanges de papiers qui n'ont d'autres valeurs que la mode, se vanter de "produire" des produits financiers, c'est réifier le virtuel. Le capital n'est ni financier, ni industriel, le capital est. Les liquidités qui le constituent sont en mesure d'être investies dans la production. Selon leur origine le capitalisme est d'Etat ou privé ce qui ne change rien à l'affaire, la seule différence est dans la destination de la rémunération, l'Etat quand l'argent est public, les actionnaires quand les fonds proviennent des épargnants.

En somme, il n'y a rien de moral ou d'immoral et cessons d'utiliser des termes à sens variable. Jouer, que ce soit en bourse ou au casino est une activité à richesse constante, le gain des uns s'équilibre par les pertes de l'autre. L'investissement est une activité à richesse variable, soit tout le monde perd, soit tout le monde gagne, tout est affaire d'intelligence entrepreneuriale et de gestion avisée. Et surtout n'oublions jamais qu'au jeu seule la banque est assurée de gagner à tous les coups... dans la mesure où son avidité demeure dans des limites de solvabilité universelles.



















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accentuent l'énorme volatilité, font tanguer les navires financiers, et finissent par les précipiter dans les goufres et les abîmes par l'érosion de leur capitalisation qui entraîne des besoins de fonds propres en jet continu, tel un tonneau des danaïdes... Les anciennes normes prudentielles, et comptables, étaient pleines de bons sens, à défaut d'être modernes...Le système bancaire aurait pû mieux résister (c'est l'essentiel), et lisser ses blessures sur 10 - 15 ans, comme à l'époque de la crise des faillites des pays émergents de 1979 - 1983 (Brésil, Méxique, Argentine, Maroc, etc...)Nous vivons une époque formidable.
Je trouve ce texte intéressant, mais un peu théorique. Et le problème de la théorie, souvent, c'est qu'on a du mal à la faire cadrer avec la réalité. Par exemple, il se trouve que l'investissement "où certains y perdent" et ou certains "y gagnent", souvent en fait ce sont toujours les mêmes qui y gagnent, et souvent aussi certains y perdent plus que d'autres quand ils y perdent. Je ne crois pas que l'on doive revenir à une analyse marxiste pour expliquer la crise, par ailleurs (je parle ici de la théorie), parce que ce type de capitalisme n'est pas lié à la propriété de l'appareil de production. Il faut changer de paradigme.
Elle l'était ... Alors un autre traité aurait été possible... Mais l'Histoire ne se refait pas ... Elle se répette ...
au Kisme.
possibilité d'un autre Traité?
Sinon, le Kisme est un combat. A qui la faute si le PC a disparu, FM, non?
Il est né à versailles...
1929 La crise démarre aux USA...
Tu peux te faire bonne soeur ... Rien de grave ! Tu prieras ...
Juré, je me fais bonne soeur !
Il s'agit sans doute de cette volonté inassouvie des possédants de posséder plus encore, fut-ce au prix d'un appauvrissement général du salariat. il s'agit sans doute de la spéculation, du profit des patrons et des actionnaires, sur le dos des travailleurs de base, des attaques répétées contre les chômeurs, les jeunes, les vieux, les femmes, bref les plus faibles.

Je dis ça, je dis rien, c'est juste une piste pour répondre à ta question.
mais là... abolir la spéculation c'est abolir l'argent non ? Les taux, les prêts, les investissements, les échanges... Tout le monde reste chez soi et regarde le voisin en chien de faïence, cultive son jardin.
Le capitalisme "en bon père de famille" (c'est ce que m'inspire le com. et sa proposition) ne peut-être qu'une décision-tactique individuelle. Vouloir en faire une règle-loi universelle est une tactique vouée à l'échec, ce n'est même pas une tactique d'ailleurs mais plutôt un "wishfull thinking" il me semble (un peu comme proposer de rendre le chomage illégal...)
Entre qui et qui ?
Faut-il relire d'urgence Clausewitz ?
 03/10/08 à 09h39
" Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l'orage" ( Marx )
Rivale, il n'est pas très difficile de comprendre que toutes les guerres, et donc les holocaustes, ont pour origine spéculation, profits, industrie de guerre.
On y va tout droit .
"réïfier le virtuel" La formule est excellente ! Bravo, C'est le fond du problème!
 03/10/08 à 08h51
du degré zéro de l'écriture? Rire et aimer en est bien loin.
Un bémol irrecevable toutefois : "crime contre l'humanité" : la spéculation peut être stérile, dangereuse mais elle n'est pas un crime et SURTOUT PAS un crime contre l'humanité. IL N'EN EST QU'UN : les holocaustes.
 03/10/08 à 00h53
bien à toi
de protéger les fermiers contre les aléas climatiques : ils vendaient à terme leur récolte future à un prix certain, déterminé plusieurs mois à l'avance.
En particulier lorsque des banques commencent à vendre des denrées alimentaires comme de vulgaires actions, quand les banques proposent des produits financiers basés sur le prix du lait du maïs, du riz et du blé (il paraît que ça se fait dans les banques française). Après, ça fait des révoltes, partout dans le monde, dans les bidonvilles. Je me demande ce que peuvent ressentir les gens qui spéculent sur des aliments.

Quant à la crise des subprimes, c'est de l'arnaque organisée à grande échelle.

Les financiers ont tellement de pouvoirs, on se demande qui aura le courage de s'attaquer à cette oligarchie.
... se servent de l'argent comme d'un but en soi.

Mais peut-on compter sur la bienveillance des possédants pour que le système économique progresse socialement ? Peut-on s'en remettre à leur bonne volonté ? Grande kwechtioune.
 02/10/08 à 22h34
le mécanisme fondamental du capitalisme étant, on l'a omis ici : les moyens de production aux mains, non des travailleurs, mais du propriétaire, qui est seul maître à bord ou presque.

Déjà à ce stade on peut parler de déviance, tant il est souhaitable au contraire que les outils appartiennent à ceux qui s'en servent.
voilà qui est bien.
L'intelligence est de développer une certaine empathie afin

de faire l'effort de comprendre celui qui est en face de vous

et savoir ce que Ses mots signifient.Après seulement la confrontation

des idées peut avoir un quelconque intérêt.Encore faut-il savoir lire.

 02/10/08 à 21h40
tout ceci vous était destiné alors?...
 02/10/08 à 21h34
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 02/10/08 à 21h33
de a mère à gérer un temps, alcatel sembkaut promettre, ça n'a fait que baisser pendant trois mois. Je lui ai rendu montablier et son portefeuille, j'ai trop transpiré. POur finir c'est tout de même remonté et elle a été bien gagnante...tsssssssss..non ça fait trop epur de jouer avec l'argent quand on en a pas assez pour ça
J'aimerais que qu'on s'interroge sur cette notion de "progrès" des sociétés humaines.
Pour ce qui est du "politique" au sens noble et premier du terme, je crois qu'on a atteint le "degré zéro" du politique, Qui fait de la "politique" aujourd'hui ?

Je suis en colère, écoeurée même. Votre comm' n'est pas inintéressant, loin de là, mais j'en ai un peu marre des analyses des uns et des autres. Dans les faits, ce sont encore les "petites gens", la majorité donc, qui va encore trinquer.

Merci quand même de définir la spéculation comme étant un "crime contre l'humanité".
Bourse, jeu à somme nulle ou à richesse constante : Dow Jones en 1980, moins de 800, aujourd'hui autour de 11000, taux de rentabilité actuariel annuel près de 10%.
indice CAC sur la même période d'environ 400 à 4000, taux près de 9%.
Des richesses constantes, comme ça, on en redemande!
Et puis, je le rappelle, après KMarx ou F Braudel, le fondement du capitalisme est le profit. Rien d'autre. L'argent est le but, la production, les moyens!
Bien le bonjour à Mac!
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Confronting an Economic Crisis

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Barack Obama

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http://minilien.com/?lHfbRRCv0T
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